L’association Plongeurs du Monde, partenaire d’Ocean academy, s’emploie non seulement à former des plongeurs et moniteurs confirmés aptes à épauler des ONG, mais désormais, également, des « Eco-Gardes Subaquatiques » chargés de participer, à l’étranger, à la préservation d’Aires Marines Protégées.
C’est une première mondiale. A la demande des autorités chiliennes, Plongeurs du Monde vient de monter la toute première spécialité distinctive, certifiée PADI, spécifiquement destinée à former des personnes travaillant sur des Aires Marines Protégées (AMP). « Il s’agit de former des plongeurs capables d’y mener, sous la supervision d’un scientifique, de multiples missions : immersion et relevage d’objets, cartographie sous-marine, création de sentiers sous-marins, législation et charte sur les AMP, gestion de flux touristiques, préservation de mangrove ou encore implantation de récifs artificiels », indique Eddie Willaey, à la fois membre de Plongeurs du Monde et Veilleur de l’Océan au sein de Ocean Academy sur la région Grand Est.

Eddie, ancien conducteur de TGV, instructeur PADI et moniteur fédéral 2ème degré de la FFESSM, fait partie, avec trois autres membres très actifs de Plongeurs du Monde (Jérôme Zubialde, son président, Damien Vinet, avocat, et Patricia Hivert, instructrice PADI et initiatrice club à la FFESSM) du groupe qui a créé de toutes pièces cette spécialité distinctive d’Eco-Gardes Subaquatiques. La première session s’est déroulée en avril sur l’AMP de Mafia Island, en Tanzanie, et s’est adressée à des plongeurs de niveau minimum Advanced Open Water Diver PADI qui y travaillent. La prochaine aura lieu au Chili (qui envisage de transformer 10 % de ses côtes en AMP) en partenariat avec l’université de Coquimbo, à l’intention d’étudiants en licence ou master 2, eux aussi titulaires du niveau Advanced.

« D’une manière générale, en dehors de cette formation d’Eco-Gardes Subaquatiques, nous intervenons auprès d’étudiants en biologie marine pour les former à la plongée sur des diplômes reconnus, afin qu’ils puissent mener des actions en faveur de la protection des océans, comme le repiquage de corail ou le dénombrement de poissons, auprès de diverses ONG », rappellent Patricia et Eddie. Depuis sa création, Plongeurs du Monde a travaillé dans divers pays pour y former, entre autres missions, des moniteurs de plongée locaux, ainsi que des étudiants titulaires d’une licence ou d’un master 2 en sciences marines.
A partir du 1er juin, Patricia et Eddie vont ainsi partir, pour la cinquième fois, en mission à Madagascar en vue de former durant 15 jours à l’Open Water, puis à l’Advanced Water PADI « des gens qui n’ont jamais plongé » et ce, au moment où se déroulera la fête mondiale de l’océan. A ces futurs plongeurs malgaches, qui ne roulent pas sur l’or, ne sera demandée qu’une modeste participation au coût de leur formation, le reste étant financé par Plongeurs du Monde, qui recherche par ailleurs des subventions pour développer les formations d’Eco-Gardes…
« Nous sommes des passionnés qui, lors de chaque expédition, bénéficient d’un accueil très chaleureux de la population locale, résument Patricia et Eddie. Les missions initiées par Plongeurs du Monde apportent une vraie plus-value pour l’environnement et la région du globe concernée. Elles sont un investissement pour l’avenir ».
Et c’est pour parfaire cet investissement pour l’Avenir, que Patricia, Eddye, et bien d’autres Plongeurs du Monde, s’investissent auprès de la jeunesse au sein de Ocean academy entre deux missions loin de Métropole…Car ici aussi, la jeunesse est éloignée du milieu marin…

PLONGEURS DU MONDE : FORMER A PLONGER ET A RESPECTER LE MILIEU MARIN
Plongeurs du Monde a été créée en 2005, au lendemain du terrible tsunami qui avait ravagé l’Asie du Sud-Est. « Son objectif était de contribuer à aider les populations touchées à retrouver confiance dans le milieu marin malgré la catastrophe », rappelle Jérôme Zubialde, 52 ans, informaticien, président de l’association depuis 2017, instructeur de plongée depuis 15 ans et moniteur fédéral 1 depuis 10 ans. « Nos premières interventions ont eu lieu au Sri Lanka, d’abord pour participer à l’achat d’un bateau pour des pêcheurs, puis pour former des jeunes à la plongée, afin qu’ils apprennent à respecter et préserver le milieu marin, mais aussi qu’ils puissent en vivre et en faire vivre leur communauté locale ». « Nous menons aujourd’hui 7 ou 8 programmes en faveur de la Tanzanie, des Philippines, de Madagascar, des Comores et bientôt du Chili, précise Jérôme. Nous menons 10 à 12 missions par an d’environ 15 jours à chaque fois. Et notre grand projet est maintenant de développer la spécialité distinctive d’Eco-Garde Subaquatique afin d’aider des pays à surveiller leurs espaces marins protégés, en partenariat avec des ONG, des universités et l’administration de ces aires marines ».

Pour en savoir plus : plongeursdumonde.com




